Un des nombreux bidonville d'haïti
Aujourd'hui, les manifestations d'opposants sont systématiquement perturbées par la police et les "chimères". Les étudiants sont persécutés et la police pénètre librement dans les locaux de l'université d'Etat. Des massacres de jeunes gens (11 une nuit, dans un bidonville ; 3 de la même famille, dans un autre bidonville ; 13 au cours d'une manifestation aux Gonaïves, ville située à 60 km de la capitale) sont périodiquement perpétrés.
Des kidnappings avec exigence de rançon sont monnaie courante sous le régime d'Aristide et se réalisent - d'après de nombreux témoignages - sous la supervision de commissaires de police en poste au palais présidentiel. Le 20 novembre 2002, au cours d'une manifestation d'écoliers dans la ville de Petit-Goave, la police n'hésite pas à tirer à hauteur d'homme sur la foule ; 11 manifestants sont blessés par balles.
Sous le prétexte de la tolérance zéro d'insécurité, une cinquantaine de personnes ont été, l'an passé, exécutées et inhumées comme des animaux. Le système judiciaire est alors annihilé : plusieurs commissaires, juges d'instruction, inspecteurs de police ont été acculés à prendre la fuite vers l'étranger ; pas moins de 20 à 30 journalistes indépendants se sont réfugiés en France et au Canada.
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